L’art-thérapie s’est progressivement imposée dans mon parcours comme une continuité naturelle de ma pratique artistique.
Formée au Beaux art et engagée depuis plusieurs années dans une recherche personnelle autour de l’image, du symbole et des espaces intérieurs, j’ai ressenti le besoin d’ouvrir mon travail à une dimension relationnelle et thérapeutique. Cette évolution ne constitue pas une rupture, mais un prolongement : un déplacement du geste artistique vers un cadre d’accompagnement.

Être à la fois artiste et art-thérapeute fait aujourd’hui pleinement partie de mon identité professionnelle et humaine. Ces deux postures dialoguent constamment. La pratique artistique nourrit la sensibilité clinique, tandis que l’expérience thérapeutique enrichit la compréhension des processus créatifs, des fragilités et des puissances de transformation qui traversent chacun.
Dans mes écrits et mes recherches, je m’intéresse particulièrement à cette double identité : comment la créativité de l’artiste peut soutenir l’espace thérapeutique sans s’y imposer, et comment le cadre thérapeutique permet à la création de devenir un lieu d’exploration, de réparation et de symbolisation.
J’accompagne enfants, adolescents, adultes et personnes âgées dans des dispositifs individuels ou groupaux, en utilisant les médiations plastiques comme support d’expression, de structuration et de mise en mouvement psychique.

L’art-thérapie telle que je la conçois ne vise pas la production d’une œuvre esthétique, mais l’ouverture d’un espace où chacun peut expérimenter, transformer et habiter autrement son rapport à soi, aux autres et au monde.
Cette pratique s’inscrit en cohérence avec mon travail artistique, qui explore lui aussi les notions d’identité, d’enveloppe, de mémoire et de lieux intérieurs.



